Encore des mots, toujours des mots !

dimanche 28 mai

Milie

Milie,

Tu ne connaîtras jamais ma Lou, tu n'auras jamais d'enfant. Tu étais ma meilleure amie, ma seule amie pendant un long moment, mais peu m'importait en vrai. La première fille à rentrer dans ma vie, à gagner ma confiance, à tout partager. Celle avec qui je pouvais regarder un maximum d'épisodes de Gilmore girls, avec un pot de Ben&Jerry's chacune. Celle qui partageait mon addiction au café et à Friends.

Ce soir, j'ai entendu un morceau de Raphaël, sous ma douche, et j'ai fondu en larmes. Tu me manques. Tu manques à ma vie. Depuis, j'ai des amies, j'ai rencontré d'autres filles qui sont restées dans ma vie. Mais j'aurai tellement aimé que tu sois là. J'aurai voulu connaître tes bébés, que tu n'aurais pas manqué de faire, avec "ton" Raphaël. J'aurai été là pour eux, comme tu aurai été là pour Lou. J'aurai voulu être là pour les tempêtes de ton couple, pour toi. Pour tous les tumultes de ta vie.

J'aurai voulu que tu ne partes pas dans ce road trip. J'aurai voulu te dire que les Etats-Unis n'avaient pas besoin de toi, mais que moi, oui. J'aurai voulu que tu rencontres mon L.B, au lieu de toujours avoir peur qu'il ne t'apprécie pas, au point de repousser ce moment, tellement qu'il ne s'est jamais produit. J'aurai voulu qu'il te connaisse. J'aurai voulu que tu n'aies jamais cet accident de voiture. J'aurai voulu que tu rentres pour mon anniversaire, au lieu de partir en vacances. Mais je t'ai dit "tu es folle ?!! Pars en vacances, kiffe à fond ton voyage, et cet été, tu rentres avec ton beau gosse, et on fêtera votre retour et mon grand âge, tous les quatre".

Tu aurai dû être là, le 07 août à la maternité. Tu aurai dû être là pour mes 30ans, tu m'aurai dit qu'enfin je rentrais dans un âge respectable, et tu m'aurai appeler Madame pour me faire râler. Tu aurai dû partager notre vie, et peut-être même que tu aurai quitté Paris pour un pavillon dans la même banlieue que nous, histoire que les bébés grandissent avec des gens sur qui compter, tout près.
Tu aurai dû être là. Je suis toujours triste et en colère, et ça fait 8ans.

Ca fait 8ans que tu es morte, avec ton Raphaël, et j'espère que c'est arrivé brusquement, et que vous êtes ensemble. J'espère même que tu veilles sur nous.

Le plus souvent, je n'y pense pas. C'est une douleur enfouie, une injustice contre laquelle je n'ai rien pu. 8ans, c'est long. Parfois, je pense à t'appeler pour te dire un truc à la con. Et puis, la douleur et la colère reviennent en boomerang, ça fait mal.

Ce soir, je serre ma Lou dans mes bras, et je lui parle de toi. Elle m'écoute attentivement et essuie mes larmes entre ses petits doigts. Elle blottie sa tête dans mon cou, et je savoure ces instants; même si nous ne les partagerons jamais.

J'aurai tellement aimé.

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samedi 22 avril

9 mois (et demi !)

Le temps file à toute allure à tes côtés.

Tu as déjà 9 mois et demi, presque 10. 9 mois dedans, 9 mois dehors. Tu as boulversé nos vies, et ces deux derniers mois, tu as véritablement grandi. Ton caractère s'affirme, tu es très têtue et déterminée, et tu cries quand tu n'es pas d'accord. Tu es toujours un bébé très joyeux, tes yeux rieurs et ta tête à bêtises nous font fondre, et tu charmes les inconnus (mais tu hurles quand ils s'approchent). Tu te déplaces très vite, tu es capable de t'asseoir mais ça ne t'intéresse pas plus que ça, tu préfères passer ton temps debout. Tu es captivée par le chat, les balles, les livres et les bouteilles sensorielles. Tu commences à faire des bisous et des câlins, surtout à moi. Tu dis "Maman" par accident (quand tu pleures), j'attends que tu recommences joyeusement ! Tu adores manger, de tout, et notre diversification (DME) surprend tout le monde, partout, mais ça te convient, ça nous convient, alors on continue. Tu n'as encore jamais goûté de purée, mais on a essayé la compote et tu as adoré, comme tout le reste. C'est un plaisir de te voir à table, pourvu que ça dure !

Depuis maintenant 2 mois, je travaille. On trouve un rythme, et j'essaie de faire au mieux. Ce n'est pas simple d'être seule, sans collègue. Ce n'est pas simple les jours de migraine, ou les jours où le moral n'est pas là. Alors je travaille sur moi, je mets en place des petits ateliers, je me mets au défi. Je ne suis pas très indulgente avec moi-même.

19 mois de changements hormonaux, 19 mois d'amour infini, 19 mois de découvertes. 19 mois de rires, 19 mois pour t'apprendre, presque 10 mois pour connaître ton odeur sucrée, presque 10 mois pour apprendre tes habitudes, ta façon de caresser ton doudou (tu le tricotes, exactement comme moi), presque 10 mois pour te tenir blottie contre moi.

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mardi 07 février

Et le temps qui file

Plus que jamais, je voudrais trouver le bouton "Pause". Je suis tellement heureuse de voir ma Lou grandir, de la voir se retourner, de la voir s'exprimer, je suis tellement heureuse d'avoir la chance de passer mes journées avec elle, et de ne rien rater. Mais comment peut-elle avoir déjà 6 mois ? Comment peut-elle déjà être capable de se retourner ? Comment peut-elle savoir déjà si bien se faire comprendre ?

Elle nous épate, forcément, en temps que parents complètement objectifs....
Elle est joyeuse, très joyeuse. Une demoiselle sourire.
Elle est facile à vivre, très très très facile à vivre.
Elle dort bien, mange bien, joue seule, discute beaucoup, est fascinée par les livres, surtout ceux que moi je lis, aime tous les jouets qu'on lui propose, elle observe chaque détail avec une attention particulière, elle aime son Papa, et moi aussi.
Elle nous réserve son sourire spécial, celui vraiment plus grand, rien que pour nous deux. C'est tellement réconfortant quand elle croise notre regard et qu'elle nous lâche un sourire à décrocher la Lune, un sourire à amener la paix sur Terre. Rien que ça.

Elle est parfaite. Parfaitement comme elle devrait être. Parfaitement Elle.

Je suis Gnangnan. Je m'en fiche.

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samedi 07 janvier

5 mois et un Noël

Ma Minuscule (ahem) a déjà 5mois et 1 jour. C'est juste énorme, tout ce chemin en si peu de temps. Nous avons fêté son tout premier Noël officiel, à l'extérieur de moi, et elle a eu beaucoup trop de cadeaux, mais surtout de belles attentions, des gens présents pour elle.

Moi, c'était mon 1er Noël en temps que Maman, et j'ai mieux compris l'ambiguité. Cette année, quasiment personne n'a pensé à moi. Très égoistement, à moi TOUTE SEULE. Franchement, "Recettes pour réussir la diversication de son bébé", c'est un peu comme recevoir un fer à repasser à ton anniversaire. Sachant que tu détestes repasser. Je ne me plains genre jamais de cadeaux, parce que le geste me touche, tout ça tout ça, et en vrai je me sens chanceuse d'en recevoir. Mais cette année, les hormones n'aidant franchement pas (je crois que tout est redevenu normal là, il y a une semaine, soit 5 mois après l'accouchement. Personne ne m'avait dit que ça pouvait durer si longtemps. J'aime mon état normal, quand je ne pleure pas devant une publicité.), au lendemain de Noël, j'ai craqué.
Je suis fière d'être sa Maman, je suis heureuse d'être sa Maman, c'est un rôle qui m'épanouie. Soit. Mais je suis MOI. Une jeune femme. Et une amoureuse. D'abord. J'étais ça depuis 29ans et 5mois, avant d'être sa Maman. Et moi, j'aime les sacs à main, les romans en tout genre, les jolis carnets, les stylos, les bougies parfumées, les jolis bijoux, les chaussettes, les trucs à paillettes. Moi, je me fiche un peu de la diversification de ma fille à Noël, j'avoue. Ou de tous les principes éducatifs hein. C'est Noël quoi.
Bref. Du coup, bah je suis allée faire les boutiques toute seule. Enfin avec ma fille. Et je suis repartie quasiment qu'avec des choses pour elle.

Malgré cette déception, c'était un merveilleux Noël parce qu'en famille, parce que sans drame, c'était un merveilleux Noël avec un bébé qui se réveille de 23h48 à 3h du matin, pour l'ouverture des cadeaux et le mangeage de bûches, qu'on a déposé au lit sans y croire à 3h05 et qui a dormi jusqu'à 9h ! Normal, après un biberon à 19h20. D'ailleurs, elle a acquis ce superbe rythme, 20h-8h45, et nous, on savoure pleinement cette chance. C'était un merveilleux Noël, avec le pyjama de petit lutin, trop craquant, qu'elle nous reprochera sûrement un jour de lui avoir fait porter. Il y avait des jouets par milliers (bon, par dizaines), des étoiles dans les yeux de mes nièces. Il y a eu les blagues pas drôles mais qui font quand même rire parce que c'est bien raconté, parce que c'est bête et quand même un peu drôle finalement. Il y a eu le débat sur comment détendre un chapon pour le farcir, et puis les rires. Il y a eu beaucoup d'amour dans un salon pas tout à fait assez grand, alors on a eu chaud.
C'était le premier Noël à 3, les premières photos de mon bébé sous le sapin, et c'était bien.

Il y a mes premiers contrats signés, je suis officiellement mon propre chef, je gère mon emploi du temps, mon salaire. Je peux choisir. Alors j'ai pris 12 semaines de vacances pour l'année à venir, et je compte bien en profiter.
Il y a eu la reprise du sport, et du temps pour moi, des cinés entre copines, des soirées entre amis, avec notre Lou, et des soirées en amoureux, sans elle. Il y a eu les 1ers restaurants, et un bébé qui ne dort pas et qui observe tout, tout le monde. Il y a eu les illuminations de Noël, dans la rue et dans les magasins, qui l'ont fascinée. Il y a mon retard dans les albums, mais ma volonté d'y remédier, vraiment. Il y a l'acceptation du reflet dans le miroir, et puis, toujours, l'apprentissage de la bienveillance envers moi.

Il y a l'amour. L'Amour, c'est le sourire niais, quand je pense à lui. Quand je le regarde le matin, s'éveiller. Quand il frotte sa barbe naissante dans mon cou. L'Amour, c'est de les regarder tous les deux. Ses yeux émerveillés et son sourire à elle, son air attendri et attentionné à lui. L'Amour, c'est la grasse matinée ou la sieste, tous les trois dans notre grand lit. L'Amour, c'est plonger mes yeux sans ses yeux bleus à elle, ses yeux si profonds, ses yeux qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux miens, et qui amorcent le même regard. Ce regard "de tueuse", ce regard qui ne saura probablement jamais mentir. Ce regard qu'elle devra justifier, beaucoup trop souvent. Ce regard qui sait déjà lire les gens.

L'Amour, c'est tous ces détails que je grave dans mon coeur, chaque jour. L'Amour, ça me rend gnangnan et fleur bleue, et puis tant pis.

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mardi 22 novembre

S'apprivoiser

Chaque jour, on s'apprivoise. C'est simple, et c'est si compliqué.

Je suis devenue Maman, sa Maman, il y a déjà/seulement 108 jours, et entre temps, je me suis un peu perdue en temps que "Moi". Entre temps, j'ai oublié mes projets créatifs, je n'ai pas eu le droit de reprendre le sport parce qu'une grossesse en fait, ça ne s'arrête pas vraiment à l'accouchement, j'ai voulu cummuler tout ce que je faisais avant et l'observation, les câlins, les tous petits riens si importants depuis sa naissance.
Et puis, comme beaucoup de mamans, je me suis rendue compte que ce n'est pas vraiment possible, d'être exactement celle que j'étais avant ET sa maman. Et en fait, c'est plutôt mieux, parce que je n'étais pas tellement fan de moi avant. Alors que j'adore être sa maman.


Bref, c'est un peu fouilli, tout ça pour dire que depuis 108 jours, ma vie est un peu boulversée, mes sujets de conversations tournent un peu trop autour d'un être minuscule (oui bon, 64cm pour 7kg, certes) qui fait fondre tous les coeurs, la poussière s'accumule sur la bibliothèque, et je passe quelques journées en pyjama (alors que ma fille, elle, elle est toujours parfaitement habillée. Bref), j'ai des difficultés à retrouver mon rythme de lecture, et je ne créer pas autant que je le voudrais.
Mais depuis que j'ai analysé et accepté tout ça, bizarrement, ça va beaucoup mieux. J'ai lu Demain les chats ainsi que Harry Potter et l'enfant maudit en 4 jours, je vais enchaîner tranquillement avec Que ta volonté soit faite. Les poussières sur les étagères, on s'en fout. Le linge est toujours propre, et puis je range au fur et à mesure ce que ma bébé Lou ne mettra plus, ça évite l'encombrement dans sa mini commode. Je cuisine de bon petits plats. La maison respire la vie et le bonheur.
Alors oui, il faudrait que je trie mon propre linge car je n'ai pas grand-chose à me mettre. Oui, il y a encore des travaux à faire à l'étage. Et oui, j'aurai voulu être à jour dans l'album de grossesse et de naissance de ma fille. Mais je sais que ça sera fait.
En fait, il "suffit" de regarder tout ce qui est fait pour relativiser ce qui ne l'est pas ou pas encore. C'est difficile pour moi, le lâcher-prise. C'est difficile d'envisager de sortir seule, de prendre du temps pour moi, et pourtant, ce soir, je reprends enfin le sport, et puis il y aura un ciné entre copines en fin de semaine.

C'est assez émouvant de découvrir L.B en Papa. C'est comme je l'imaginais, mais en mieux. Leur moment le matin, et leurs retrouvailles le soir, c'est ce que je préfère espionner. Leurs regards d'amour fou. Les immenses sourires qu'elle lui offre. Et puis, l'air coquin derrière la tétine, quand elle se retient de sourire ou de le regarder quand il rentre. C'est assez fou, qu'un petit humain de trois mois fasse déjà des blagues.

Dans notre apprentissage de jeunes parents et de couple, on ne se débrouille pas trop mal. Les cinés nous manquent, un peu. Ou de pouvoir mettre un film à 20h30 juste en amoureux, avec la certitude qu'on ne devra pas se relever, et qu'on pourra dormir de minuit à 7h20 sans aucune coupure. (oui, elle fait de belles nuits de 20h à 7h, mais parfois, surtout quand on a décidé de mettre un film, elle fait des réveils tétine, et alors, je vous jure que j'admire les parents dont les bébés ne font pas leurs nuits parce que rien que ça, ça nous tue).

Mon minuscule bébé a 108 jours, elle babille, chante, rit, elle attrape ce qu'elle veut, elle fait de très belles nuits, de bonnes siestes et agrandi de jour en jour ses périodes d'éveil. C'est une grande charmeuse. Elle adore être en écharpe pendant les courses, elle regarde tout, partout, tout le monde, et si elle capte un regard, alors c'est la fête, elle bat des pieds (aïe mon ventre), et penche la tête de côté pour faire du charme, avec un immense sourire qui illumine le monde (oui, en toute objectivité). C'est un bébé facile à vivre, heureux, curieux et avec une grande volonté. On la sent déterminée quand elle veut quelque chose, et elle s'agace si elle n'arrive pas à ses fins. J'espère qu'elle gardera tous ces petits détails en grandissant.

Ma fille n'est plus tout à fait un nourrisson, et nous, nous ne sommes plus tout à fait des parents débutants. Quoique.... à l'échelle de sa vie, on commence à peine à découvrir ce rôle !
Et finalement, je crois que le plus difficile dans cette aventure, ce n'est pas d'apprivoiser son bébé, ni même son nouveau couple, non, c'est bien de s'apprivoiser soi-même.

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vendredi 23 septembre

Parfois

Parfois, il m'arrive encore de souhaiter être quelqu'un d'autre. D'être moi, mais en différente. D'être mince, jolie, d'avoir une maison toujours propre, de tenir à jour mon joli agenda, d'avoir toujours les ongles faits et du volume plein les cheveux. D'être toujours maquillée et bien habillée.

En réalité, je suis moi, 4kg de grossesse et 10kg en trop (soit 14kg, après une rapide addition), les cheveux plats, deux panières de linge à plier, les ongles coupés ras, et je traîne en jogging.
En réalité, ma fille est propre, elle sent bon, elle gazouille et moi, je la regarde et je lui parle. En réalité, la maison est propre, moins qu'avant, mais propre. Les draps sont propres, les lits sont faits. Je tiens à jour les rendez-vous médicaux, et des fois je prends le temps de faire un peu de sport, doucement, sans brusquer mon périnée (il paraît qu'il va bien, mais bon, mieux vaut être prudente, on en a qu'un).
En réalité, des fois je mets de la crème hydratante sur mon visage, et une touche de mascara. Mais le trait d'eye-liner, ça, c'est arrivé deux fois en 6semaines !
Mais au fond, ma fille, elle, elle est crémée soir et matin, et elle me sourit sans prêter attention à mon absence de maquillage.

Alors voilà, il m'arrive encore de souhaiter être quelqu'un d'autre. Cette nana-là, hyper épanouie, qui fait tout, et avec le sourire. Mais moi, parfois, je suis fatiguée (alors qu'on dort, la nuit, en plus !). J'ai pas le courage. Parfois, j'ai juste envie de rester sur le lit ou le canapé, yeux dans les yeux avec ma Merveille, si belle, si parfaite, que je peine encore à croire que c'est nous qui l'avons fabriquée. Pour de vrai. Et je le fais. Je reste là, on se regarde, on fait des "oooooooh", des "aaaaaaaah", et on sourit, énormément.

C'est quand même toujours facile. On a le rythme du quotidien, on passe nos journées entre filles, sans contrainte, on suit tes horaires variables, et le soir, Papa rentre et il a les regards et les sourires donc j'ai profité toute la journée. Tu es un bébé vivant, tonique, mais calme, douce. Tu cries de douleur et ça me fait très mal. On a passé quelques journées sur le canapé, ventre contre ventre, ton visage lové dans ma poitrine, en attendant que les spasmes passent. Ces journées là, j'ai eu les larmes aux yeux, et le soir, loin de toi, pendant que ton papa prenait le relais, j'ai pleuré. D'impuissance.

Voilà, tu as 6 semaines et 6 jours, je sais, c'est presque 7semaines, mais pas tout à fait. Tu es immense, et tu pèses lourd (j'ai pas plus précis comme mesures !). Tu portes du 3mois, tu manges 150mL 6 ou 7x/j, tu gigotes sans arrêt, tu aimes ton parc, notre lit, le canapé, les bras, être à plat ventre, nous têter la peau, le bain, qu'on te parle, qu'on danse.

Tu es un pur bonheur. A la louche, 5.7kg de bonheur. Demain, on se pèse !

Edit : tu pèses 5.6kg !

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jeudi 01 septembre

26 jours de toi

Tu as presqu'un mois ma Lou d'amour.
Déjà. C'est peu et tellement tout, un mois que tu partages notre vie.

L.B a repris le travail, et j'avoue que j'appréhendais le nouveau rythme des soirées et des nuits. Les journées, c'est facile, même si je me sens un peu isolée, d'autant plus que si je veux sortir en voiture, il faut qu'on prévoit le coup la veille pour échanger nos voitures (merci les constructeurs et leurs ceintures de sécurité trop courtes pour accrocher le cosy.....). Les journées, c'est facile parce que ce bébé est tellement calme que c'est comme un rêve (pour l'instant.).
En vrai, les soirées se passent aussi bien qu'avant. Je laisse le plaisir du bain à L.B, ainsi que le biberon du soir (bon, le rythme n'est pas établi, mais il y a forcément un biberon du soir). On rit énormément, parce que depuis lundi, notre fille attend L.B pour faire caca. Sérieusement. Oui, je parle de caca de bébé, je suis devenue Maman. Mais sérieusement, 4 soirs de suite qu'elle fait caca pendant qu'ils font un câlin d'après biberon du soir, peu importe l'heure du biberon (on a eu 18h30, 20h30, 18h et là, 21h45), alors c'est un peu devenu une blague entre nous.
Je cuisine, ou il cuisine, comme avant. On discute, même si ça tourne beaucoup autour de notre fille, évidemment. Puis, on tente de mettre un film ou une série, et souvent, on met pause un nombre incalculable de fois. Parce que parfois, Louise est éveillée, parfois elle nous appelle, parfois elle est calme et ne demande rien mais nous, on s'arrête pour la regarder. Parce que parfois elle est couchée et pleure fort d'un coup, alors on attend de voir si le cri devient pleur, et puis on y va. Parce que le film ou la série ont vachement moins d'importance.

Tu as presqu'un mois. Tu souris toujours aux anges, tu ne pleures jamais, sauf quand tu as faim. Parfois, tu râles, autour de 18h, c'est le moment de te prendre aux bras, c'est aussi l'heure où ton papa rentre, alors ça tombe bien, il a les bras libres pour toi. Tu as presqu'un mois, et quand on approche notre visage du tien pour te manger les joues de bisous, tu ouvres immense ta bouche, et nous, on pense que c'est ta façon de nous faire des bisous (oui, c'est beau de rêver ^_^).
Dans la journée, tu me regardes beaucoup, tu m'observes lire, parfois à haute voix pour toi, je mets de la musique et on danse, tu m'observes chanter.
Tu attends pile poil le moment où j'entre dans la salle de bain pour râler, mais je te dis que tu exagères, et coïcidence peut-être, mais tu te calmes en m'attendant (ça ne marche pas quand je te dis autre chose, ou quand je chante pour que tu entendes ma voix).
J'adore le moment où on "fait la sieste". On s'installe, dans le lit ou le canapé, et là, tu tournes ta tête vers moi, et tes yeux sont immenses ouverts, et tu me scrutes avec une intensité impressionnante, et évidemment, on ne dort pas. C'est marrant, comment tu luttes pour ne pas dormir quand mon visage est à quelques centimètres du tien.

Tu as presqu'un mois, et petit à petit, Wayne s'approche de toi. Il t'observe comme une intruse, il fuit un peu quand tu cries, mais il vient à chaque biberon à mes pieds, et à chaque réveil il vient devant ta porte puis devant ton lit. On le sent intéressé autant que peureux. Plume te renifle de temps à autre, mais là, c'est nous qui sommes un peu méfiants.

Tu as presqu'un mois, et on attend le rendez-vous de ton 1er mois pour connaître ton poids et ta taille, mais on sait déjà que tu as énormément grandi et bien grossi, tu es magnifique. Tes joues à bisous, tes bras et tes cuisses qui s'arrondissent, des petits plis qui apparaissent. Tu aimes le bain, beaucoup, sauf le moment où on met le savon. Tu aimes qu'on change ta couche, sauf le moment où on met le liniment. Il faudrait que tout soit tiède avant de toucher ta peau. Tu prends un peu la tétine, surtout quand tu as mal au ventre, ou autour de 18h. Tu portes du 1mois, mais les pyjamas commencent à être justes, tu as du mal à tendre les jambes. Tu flottes dans le 3mois.

Tu as presqu'un mois et pour l'instant tu n'as jamais pris de biberon, ni changé ta couche, ni pris un bain avec quelqu'un d'autre que nous.

Tu as presqu'un mois, et la vie avec toi est douce, simple, naturelle. On n'avait rien imaginé, et de toute façon, tu es au-delà de mon imagination.

Tu as presqu'un mois, et j'ai appris à apprécier ne rien faire d'autre que te regarder, te parler. Je voudrais graver chaque morceau de toi dans mon cerveau, ton odeur qui commence à apparaître vraiment, sucrée et douce, ton oreille gauche un peu pliée, tes yeux bleus profonds, tes longs doigts et tes plutôt grands pieds.

Tu as presqu'un mois, et on t'aime à l'infini. Et on s'aime à l'infini.

 

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samedi 20 août

14 jours de Toi

Aujourd'hui, ça fait deux semaines que nous sommes parents. Enfin, dans 1h19, mais on ne va pas chipoter. Deux semaines. 14 jours. C'est comme si tu avais toujours été là, et en même temps c'est tout neuf. Un peu de logistique : on sort avec toi, mais pas pour "juste" aller chercher un colis. Pour faire les courses, oui. On ne mange pas toujours chaud, j'ai déjà fini mon repas sans prendre le temps de mâcher, juste parce que tu chouinais un peu.

C'est facile d'être ta Maman. Tu es un bébé sourire, sauf quand tu as mal au ventre. Tu dors plutôt bien, même si évidemment les cycles ne durent pas plus de 4h, même la nuit. On se lève, l'un après l'autre, on te nourrit, te câline, on te recouche, on se recouche, alors oui, ça fait 14 jours (16 en réalité) que je n'ai pas fait une nuit de plus de 6h d'affilées, oui des fois j'aimerais bien ne pas me réveiller, mais pour l'instant, c'est vraiment facile.

On voit du monde, tu fais craquer chaque personne. On s'occupe l'un de l'autre avec mon L.B, il dit que je suis belle et j'essaie de le croire. Je ne regarde pas mon corps, j'ai peur. Déjà que m'apprivoiser, c'était pas simple, mais là, je ne veux pas connaître l'étendue des dégâts sur mon ventre (je rentre dans mes pantalons d'avant, mais ce n'est pas confortable à fermer), je ne veux pas regarder la peau en trop et les éventuelles vergetures. J'essaie de ne regarder qu'à travers ses yeux bienveillants, et ceux de notre fille.

Elle se blottie en tête à tête contre mon buste, et alors, je m'en fous de mes jeans ou de mon ventre. J'entends L.B gazouiller avec une voix idiote, et je surprends leurs regards échangés, et alors, je m'en fous de ma peau. On verra un peu plus tard, après les hormones, après la rééducation s'il faut.

Elle a une grande tonicité, ma fille. Elle a 14 jours et redresse sa tête, la tourne de gauche à droite quand on la tient contre nous en face à face. Elle se fait bien comprendre. Elle adore faire pipi quand on nettoie son nombril, il vaut mieux avoir prévu la couche et être en bonne position !

Ca passe incroyablement vite 14 jours, dans 9jours, L.B reprendra déjà le travail, et un nouveau rythme se mettra en place.

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lundi 15 août

Et un jour enfin...

Arrive ce moment tant attendu du départ à la maternité.

Bon, il faut savoir qu'entre mercredi et vendredi soir, on a fait du ping-pong, j'ai fait des squats pour ramasser TOUTES les balles, j'ai monté mille fois les escaliers... Et j'ai cru que rien ne la ferait sortir avant le 10 août !
Et puis, et puis. Vendredi soir 05 au soir, nous sommes allés au lit, complètement épuisés, vers 23h. Minuit et demi / une heure, je me lève faire pipi, complètement explosée de fatigue mais avec la sensation que ma nuit est finie. Je me recouche aussitôt quand même, et il faut croire que je me rendors parce qu'à 1h20, je me lève du lit d'un bond (aussi rapide, félin et élégant que mon état de baleine à l'agonie me le permet), et je dis à L.B "c'est LE moment !". 40 secondes plus tard, la poche des eaux se rompait dans la douche (oui, bizarrement j'ai eu le sens pratique de me dire qu'il fallait que je sois dans la douche ou les wcs, mais pas au lit ni sur le parquet... et j'ai bien fait !)

2h40, on arrive à la maternité. Examen, monitoring. Tout va bien mais le travail n'a pas commencé. 4h, je monte dans la dernière chambre individuelle du service, le travail n'a toujours pas commencé, on me fait un piqûre pour dormir, et on nous annonce que j'accoucherai tout à l'heure.
8h, une sage-femme me dit de me préparer après le petit déjeuner : le travail ne commence pas, on va me déclenchée. J'ai peur / hâte / peur / hâte ...
10h25, l'anesthésiste pose la péridurale... qui fonctionnera par accoup tout le long de l'accouchement (donc, la douleur, atroce, par intermittence, c'est pour moi !).
10h50, injection de l'ocytocyne, fabuleuse hormone qui fera sortir ma fille... dans la douleur donc.
Ma journée a été très floue, je ne saurai la raconter. A côté de moi, il y a L.B, inquiet de me voir dans le coltar. Je réagis plutôt mal à l'anesthésie car soit je souffre, soit je somnole, je plane un peu mais ce n'est pas agréable. Je "m'ennuie", car je ne suis pas maitresse de mon corps. J'attends. Puis j'ai très mal. L.B essaie de me masser, de me faire rire, de me parler. Je suis à demie consciente. Il part parfois, jamais plus de 10 minutes, et moi, je galère à me tourner dans le lit. Je voudrais rentrer à la maison. Qu'on extirpe ma fille de mon ventre. N'importe comment.
A 15h, je frôle la césarienne. Mon corps est épuisée, ma tension chute brutalement, peine à remonter, je perds de plus en plus conscience mais j'entends les médecins au dessus de ma tête, l'anesthésiste qui est sûr que ça finira en césarienne, le gynéco de garde qui se demande par laquelle il va commencer (on est nombreuses et toutes primipares, ils sont en sous-effectif, le bonheur). La sage-femme me prépare, et moi, je m'entends demander : "mais pourquoi on attend encore 1h ? il faut la faire sortir, je veux qu'elle sorte, je m'en fous de la méthode !". Et elle m'explique doucement que pour la suite de nos vies, ce serait mieux la voie basse, que je pourrais prendre ma fille dès ce soir, que tout va bien se passer. Elle me dit de me reposer et me détendre, qu'il reste 1h à mon corps pour faire avancer les choses.
Le contrôle de 16h est plus que positif : enfin le travail avance ! Je suis déçue. J'aurai voulu tenir ma fille déjà, même si on m'avait ouvert le ventre. Et puis je préfère une cicatrice sur le ventre qu'une au périnée ! J'en ai marre, ça fait 6h que je suis immobile sur un lit, ça fait je ne sais combien de temps que je n'ai pas dormi, j'ai mal partout, mon cerveau est engourdi, je voulais un bébé mais je n'ai jamais voulu accoucher, ça me gonfle qu'on m'examine.
17h. La sage-femme me demande si ça va, je dis que non, que je suis fatiguée et que je n'en peux plus. Elle ne s'attendait pas à ça et me sermonne un petit peu, comme quoi un 1er accouchement c'est long, c'est normal, à quoi je m'attendais ?! Accoucher tranquille en 2h ?!. Je dis que je sais pas, mais que c'est elle qui a demandé comment j'allais ! Ah, elle parlait juste de la péridurale ? Ah bah ça, pour les prochaines minutes, on est dans la phase où elle marche....
17h30. Oh putain j'ai MAL. Mon nerf sciatique gauche est complètement pincé, je souffre et je le crie, je ne peux pas faire autrement. L.B est vraiment mal pour moi, on ne peut pas me soulager, c'est trop bas pour la péridurale. Je rêve d'une piqûre anesthésiante ou décontractante ou même anti-inflammatoire dans ma fesse, un truc qui apaise le nerf, mais il paraît qu'on ne peut rien faire, c'est la tête du bébé qui est descendu et qui appuie madame. En attendant, j'ai mal et je jure comme un charretier.
18h, on m'installe encore plus inconforablement avec les fabuleux étriers, et le gynéco de garde, ce parfait c****** vient parce que je hurle. "Ah non madame, dans mes salles d'accouchement, on ne crie pas ! On pousse, on respire, mais on ne crie pas ! Alors vous prenez de l'air, vous fermez votre bouche et vous vous concentrez comme si vous faisiez caca, et vous faites sortir votre bébé !". Eh ben heureusement qu'il n'est pas resté, que mon Papa et ma Maman m'ont extrêmement bien élevée, parce que lui, je lui souhaiterais bien d'accoucher, tiens !
18h40, c'est le moment de pousser. Oui, parce que jusque là en fait, je souffre le martyr, je crie à cause de la sciatique, mais ce n'est pas le moment, le Petit Haricot n'est pas "engagé". A 18h40, tout est prêt, et elle va naître, c'est sûr. Mes deux 1eres poussées sont inefficaces car trop courtes, j'ai peur de souffrir, je pense à l'autre qui me dit de chier, mais moi je veux pas faire caca, je veux faire naître mon bébé !, je n'arrive pas à me détendre, je panique d'être Maman. J'entends L.B qui me dit de pousser, que ça va aller, de prendre de l'air. Il tient ma main, puis ma jambe, il m'aide, il est là et il croit que je peux le faire. Moi je dis que je n'y arriverais pas. La sage-femme dit que si, bien sûr, je suis forte ! Moi je dis que je suis épuisée, que je ne pourrais pas.... Et puis, je respire à fond et je pousse. Je veux la rencontrer. On la fabriquée à partir de pas grand-chose, beaucoup d'amour et d'espoir. Mon corps a supporté cette grossesse d'une façon assez exceptionnelle. On a tenu 40 semaines et 3 jours. Tout est prêt, nous sommes prêts. Je pousse, je ne sais pas où j'en suis. La sage-femme me dit que la prochaine poussée, il ne faut pas que je relâche. Alors j'essaie, je prends beaucoup d'air, je me concentre, j'ai mal au crâne, je pense à ma fille, et...
18h49. C'est horrible mais pas douloureux, c'est comme si on m'enlevait une partie de moi, et puis qu'une autre glissait toute seule de l'intérieur de moi, mais oui, sa tête puis tout son corps, elle est sortie, j'ai réussi un truc magique, elle est énorme, le cordon est très court, à peine posée sur mon nombril, on ne peut pas aller plus haut ! J'entends deux phrases suréalistes : "vous voulez couper le cordon Monsieur ?" "oh, oui, je veux bien", j'hallucine, c'est bien mon L.B, sa voix toute émue, qui vient de couper le cordon de sa fille, de notre fille, c'est bien lui qui nous regarde avec ses yeux pleins de larmes et d'amour. Notre Petit Haricot est un bébé. Une petite fille. Elle est violette et n'a pas crié, mais on sait qu'elle va bien, ça se voit. Elle a juste besoin qu'on l'aide à vider ses voies respiratoires. Du coup, pas de peau à peau pour moi, elle sort avec l'auxiliaire et son papa, pour les 1ers soins, pendant que moi, je vis la pire partie de l'accouchement.
19h, il faut que le placenta sorte, que la délivrance se fasse. Mais non, chez moi, ça ne se fera pas tout seul. Alors là, c'est douloureux, et en plus, on n'a pas de récompense à la fin hein. Au bout de 10minutes, on me propose de refaire rentrer L.B et notre fille, mais je dis non, je préfère qu'ils restent dehors pendant que je jure (oui, le premier mot de ma fille pourrait être "putain !", et ce sera de ma faute) et que j'ai envie de tuer la sage-femme.
20h, à peu près. Enfin, c'est fini. Vraiment fini. Je vois mon amoureux qui pousse le lit de ma fille. Je la rencontre enfin, mais je ne peux pas la prendre, à cause de la perfusion qui me défonce la main droite et m'interdit tout mouvement, à cause de la douleur qui m'a épuisée. Alors, elle reste dans son berceau, tout près de moi, et je caresse ses doigts, qui sont les plus doux au monde.

Elle s'appelle Louise, elle pèse 3.810kg, elle mesure 51cm, elle a un Papa fabuleux, une Maman qui déborde d'amour, et en toute objectivité, elle est absolument parfaite.

Je dois attendre 2h et une nouvelle sage-femme pour qu'enfin on me déperfuse. J'ai mal partout, comme si j'avais couru un marathon de 17h29 + encore une marche rapide d'1h, mais c'est cette perfusion, cette douleur qui aurait pu m'être évitée si avant de rentrer chez elle, la sage-femme avait pris 3min pour la retirer, elle l'avait scotchée si fort.... C'est cette douleur qui me met en colère et m'empêche de porter ma fille.... Alors j'ai envie de pleurer, mais je touche mon bébé, alors j'attends.
22h30, la sage-femme de la nuit vient s'occuper de moi. Elle est douce et rigolotte, j'adore son accent slave, elle est complètement débordée et sait que sa nuit sera pourrie. Elle me fait rire, me complimente sur ma fille, soulage ma douleur en enlevant la perfusion et m'aide à trouver une position plus confortable. Elle m'annonce que je vais pouvoir aller dans ma chambre.
23h, je suis dans ma chambre. Il ne faut pas que je me lève avant 2h, mais évidemment j'ai besoin de faire pipi, et puis franchement, j'ai envie de bouger. Je sonne, la sage-femme du service accepte mais reste là, je me lève, je vais bien, elle sort, je fais pipi et puis je retourne m'allonger : ce que je n'ai pas dit à la sage-femme, c'est qu'en vrai j'ai le vertige, les oreilles qui bourdonnent et je vois tout noir. Mais je me suis levée, j'ai fait pipi, je me suis un peu lavée, et surtout, surtout, je n'ai plus rien qui m'empêche de tenir mon bébé.


23h10, 1er câlin.

Putain. Je suis Maman. Pour toujours. Oh. Mon. Dieu.

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mercredi 03 août

La petite fille qui ne voulait pas sortir

J-7, je sais, ça veut dire qu'elle n'est pas en retard.... Je prends mon mal en patience, mais quand même, la patience ça n'a jamais été mon fort, alors si on pouvait zapper ces quelques jours....

En attendant, j'avoue qu'on savoure nos "dernières" soirées en amoureux, on dîne/déjeune au restaurant souvent, on va encore au cinéma (et des fois, je tiens le film entier sans aller aux wcs !), on se promène, on ne fait rien, on écoute le silence. On parle. On n'imagine pas ce que ce sera quand elle sera là, on se laisse la surprise. On parle de qui sera "cool", et moi je souris parce que je le vois très bien en Papa. Et je sais que c'est un faux cool, et moi une fausse stricte.

En attendant, on range toutes les pièces de la maison, y compris cet étage qu'on n'a pas vraiment investi jusque là. Même si sa chambre sera d'abord à notre étage, on sait que d'ici 2017, il faudra avoir fait les travaux en haut, pour lui offrir plus d'espace.
Je m'en fiche, parce que j'adore ranger, ça me libère l'esprit de tous les parasites.

En attendant, on essaie de dormir de longues nuits, mais moi, j'ai toujours énormément d'insomnies, alors c'est pas évident.

En attendant, L.B prend soin de moi, chaque instant. Il veille au grain sur les maux de grossesse, dos, pieds, jambes, crampes, reins.... Il nous cuisine de bons desserts, aussi.

En attendant, je lui prépare enfin son album photos, celui de ma grossesse, en attendant d'avoir ses photos à elle.

En attendant, en vrai, je l'attends.

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